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grand entretien

Otomo Yoshihide

« Sometimes the same, sometimes different »

Otomo Yoshihide is to turntablists what the soccer player Michel Platini is to Juventus. team.  A perfectly striped zebra who shoots out of corners. When he plays the electric guitar, ditto. It’s very strong, in the multiple senses of the word, it’s rarely straight but it’s very beautiful. A great adventurer on the Japanese scene, the founder of Ground-Zero is a masterpiece of world noise music. His New Jazz Quintet was born in 1999, and the fury it unleashed has even prompted jazz critics to neologise it as onkyō-jazz. Jazz that has no equal. Jazz that revisits American standards in extenso. Otomo Yoshihide’s music remains free and hyper-inventive, handled with impressive dexterity, some of which is revealed in this interview.

Otomo Yoshihide est aux platinistes ce que Platini est à la Juventus de Turin. Un zèbre parfaitement rayé mais qui tire dans les coins. Quand il joue de la guitare électrique, idem. C’est très fort, au sens multiple du mot, c’est rarement droit mais c’est très beau. Grand aventurier de la scène japonaise, le fondateur de Ground-Zero, est une pièce maîtresse de la musique noise mondiale. Son New Jazz Quintet, né en 1999, dans la furie qu’il déclenche, a même poussé les jazz critics à néologiser le onkyō-jazz. Du jazz qui n’a pas son pareil. Du jazz qui revisite in extenso les standards américains. La musique d’Otomo Yoshihide reste très libre et hyperinventive, maniée avec une dextérité impressionnante dont quelques atours sont livrés dans cet entretien.

propos recueillis par guillaume malvoisin, décembre 2023

1. guitare & turntables

« I just wanted to integrate what I had been doing »

I’d say you’re the first Japanese musician to use the turntable in this way, right? How did you come up with the idea?

Yes, I think I am the first. I have been playing electric guitar and making tape collages since I was a teenager in the 1970s. The tapes were heavily influenced by the French music concrète. I wanted to do collages as improvisations, not as compositions, and I found it easier to do that on a turntable than on tape. But the biggest influence of all was Christian Marclay, whom I saw in Japan in 1984 on 8mm film performing at the Moers Jazz festival. That was the biggest impetus for me.

You’re a big fan of French concrete music creators. Do they inspire you?

Of course, I have learned a lot. I am very proud to have worked with Luc Ferrari.

Were you self-taught with music then?

Basically self-taught, but in the 80’s I studied with Masayuki Takayanagi. I also studied samba for two years with a Brazilian musician living in Japan. Above all, the live performance was the biggest school for me. I learned a lot from people like John Zorn, Masayuki Takayanagi, Kaoru Abe, Kyoko Kuroda, Reck and Junji Hirose.

Do you remember the idea behind the creation of GROUND-ZERO? Was it a complete rethink of making music ?

GROUND-ZERO has never been very popular in Japan. It was only an underground existence. Not by a long shot to rethink the way music is made. I just wanted to integrate what I had been doing, improvised music, free jazz, noise music, punk and rock.

Vous êtes certainement le premier musicien japonais à utiliser la platine de cette façon. Comment vous est venue l’idée ?

Je pense être le premier. Je joue de la guitare électrique et je fais des collages de bandes magnétiques depuis mon adolescence, dans les années 1970. Ces bandes étaient fortement influencées par la musique concrète française. Je voulais créer des collages en les improvisant, et non en tant que compositions, et je trouvais qu’il était plus facile de le faire sur une platine vinyle que sur une bande magnétique. Mais la plus grande influence a été Christian Marclay. Je l’ai vu au Japon en 1984, dans une performance fixée en 8 mm et tournée au festival de Moers. C’est l’impulsion la plus forte que j’ai pu recevoir.

Vous êtes un grand fan des créateurs français de musique concrète. Vous ont-ils beaucoup inspirer ?

Bien sûr, j’ai beaucoup appris d’eux. Je suis particulièrement fier d’avoir pu travailler avec Luc Ferrari.

Faites-vous partie des autodidactes en musique ?

Je suis essentiellement autodidacte, mais dans les années 80, j’ai pu étudier avec Masayuki Takayanagi. J’ai également appris la samba pendant deux ans avec un musicien brésilien vivant au Japon. Mais c’est surtout le spectacle vivant qui a été ma plus grande école. J’ai beaucoup appris de gens comme John Zorn, Masayuki Takayanagi, Kaoru Abe, Kyoko Kuroda, Reck et Junji Hirose.

Vous souvenez-vous de l’idée à la base de la création de GROUND-ZERO ? S’agissait-il, en partie, de repenser complètement la façon de créer de la musique ?

GROUND-ZERO n’a jamais été très populaire au Japon. Son existence n’a été réellement que souterraine. Il ne s’agissait pas, loin s’en faut, de repenser la manière dont la musique est conçue. Je voulais simplement mixer ce que j’avais pu faire auparavant : la musique improvisée, le free jazz, la musique bruitiste, le punk et le rock.

Do you play both guitar ans turntables with the same musical intentions?
and you even often play both at the same time…

Sometimes the same, sometimes different.

Have you ever thought of choosing one of them?

In the late 80’s and early 90’s, I clearly chose turntables, but now, it’s not that one is more important than the other. However, now I have more opportunities to play guitar only.

How do you choose the materials you play with your turntable?

At the moment, I am interested in the sound of the cartridge rubbing against something, so I choose the material accordingly.

How would you define ‘noise’ in music?

I believe that any sound can be noise and any sound can be music.
It is the situation that decides. What is noise depends on the situation.

Could you define noise music?

I think it is just a genre of music. Of course I love it.

Jouez-vous des deux instruments, guitare et platine, avec les mêmes intentions ? Vous pouvez même jouer des deux en même temps.

Parfois, c’est la même chose, parfois ce sont deux choses différentes.

Avez-vous déjà pensé devoir choisir l’une des deux ?

À la fin des années 80 et au début des années 90, j’ai clairement choisi les platines. Mais, aujourd’hui, je ne pense que l’une soit plus important que l’autre. J’ai seulement plus d’occasions de ne jouer que de la guitare.

Comment choisissez-vous les matériaux auxquels vous confrontez vos platines ?

En ce moment, je m’intéresse au son de la cellule qui frotte contre quelque chose, alors je choisis le matériau en conséquence des possibilités sonores.

Comment définiriez-vous le ‘bruit’ en musique ?

Je pense que tout son peut être du bruit et que tout son peut être de la musique.
C’est la situation qui décide. Ce qui devient du bruit dépend vraiment du contexte.

Pourriez-vous définir la musique noise ?

Je pense qu’il s’agit simplement d’un genre de musique. Et, bien entendu, c’est un genre que j’adore.

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2. jazz roots

« Of course, I still love the music of Thelonious Monk »

In France, we know the noisy way of your playing, maybe less your bonds to jazz music. What is the very first jazz sound you can remember today?

I consider American jazz from TV and radio as a child and Japanese pop music of the 60’s, which was strongly influenced by jazz, to be my important roots.

Do you consider yourself a jazz musician?

I am afraid not. I still admire jazz musicians very much, though.

Which jazz musicians might have inspired you ? For example, you cover Dolphy’s Hat and Beard.

Dolphy was the first to make me listen to conscious jazz. And above all, the free jazz I saw in Japan in the 70’s had the greatest influence on me: Masayuki Takayanagi, Kaoru Abe, Yosuke Yamashita, Akira Sakata, Masahiko Sato, Hiroshi Yamazaki, Masahiko Togashi, and others. Of course, I still love the music of Thelonious Monk, Rollins, Jim Hall, Carla Bley, Ornette Coleman, Gil Evans, Duke Ellington, Count Basie and other jazz giants, and I listen to them all the time.

Do you remember the feeling you had when you improvised for the first time?

My first memorable improvisation was when I was 12 years old, just out of junior high school, and I played a mess with my brothers and cousins to record on the first cassette tape recorder we had. If I still had the cassette from that time, I could have made an album with Early Works…

En France, on connaît votre lien à l’improvisation et à la noise. Peut-être moins votre rapport au jazz. Quel est le premier son de jazz dont vous vous souvenez aujourd’hui ?

Une de mes principales racines, c’est le jazz américain diffusé à la télévision et à la radio quand j’étais enfant et la musique pop japonaise des années 60, qui était alors fortement influencée par le jazz.

Vous considérez-vous comme un musicien de jazz ?

Je crains que non. J’admire les musiciens de jazz, cependant.

Quels sont les musiciens de jazz qui ont pu vous influencer ? Par exemple, vous reprenez le Hat and Beard de Dolphy avec le New Jazz Quintet.

Dolphy a été le premier à me faire entendre le jazz conscient. mais, c’est avant tout le free jazz que j’ai entendu au Japon dans les années 70 qui m’a le plus influencé : Masayuki Takayanagi, Kaoru Abe, Yosuke Yamashita, Akira Sakata, Masahiko Sato, Hiroshi Yamazaki, Masahiko Togashi et d’autres. Bien sûr, j’aime encore la musique de Thelonious Monk, Rollins, Jim Hall, Carla Bley, Ornette Coleman, Gil Evans, Duke Ellington, Count Basie et d’autres géants du jazz. Je les écoute très souvent.

Vous souvenez-vous du sentiment ressenti lorsque vous avez improvisé pour la première fois ?

Ma première improvisation mémorable remonte à l’âge de 12 ans, à la fin du collège, lorsque j’ai joué un morceau avec mes frères et mes cousins pour l’enregistrer sur le premier magnétophone à cassettes que nous avions. Si j’avais encore la cassette de l’époque, j’aurais pu faire un album avec mes Early Works.

Otomo Yoshihide’s New Jazz Quintet – Hat and Beard @ Shinjuku PIT INN en 2018

Otomo Yoshihide – Lonely Woman (Ornette Coleman cover – Japan TV, 2014).

Otomo Yoshihide’s Amachan Theme © 2013

Masayuki Takayanagi – Lonely Woman (album éponyme, 1982).

Were you amused or even flattered when journalists coined the term onkyō-jazz for your jazz music?

I know the word Onkyō, but I didn’t know there was a way to say onkyō jazz.

You are also a soundtrack composer. Can you tell me something about your relationship with film images?

I believe that my work is only possible because there are filmmakers who need me.
I am grateful that I am needed. At the same time, the appeal of film music is that if the images require it, I can write music that I don’t think I have in me. That might mean that I am making music on a different vector than self-expression.

Could you tell me about Amachan, the popular TV drama series with which you hit the charts. Is it something very different from the rest of your music?

I have always wanted to do music for comedies since I was young. But for some reason, the requests that came my way were always serious ones. So I was really happy when I was asked to do a comedy for Amachan. And above all, right after the Great East Japan Earthquake, what I thought was most needed in the affected areas was a comedy drama that everyone could watch every day. So when I heard about the idea of making a comedy set in the disaster area, I thought, “This is it!” I was more than happy that this drama brought smiles back to the faces of so many people in the disaster-affected areas.

Avez-vous été amusé ou même flatté lorsque les journalistes ont inventé le terme onkyō-jazz pour qualifier votre musique jazz ?

Je connais le mot Onkyō, mais je ne savais pas qu’il y avait le onkyō jazz.

Vous êtes également compositeur de bandes originales de film. Quelle est votre relation avec l’image de cinéma ?

Je crois que ce travail n’est possible que parce qu’il y a des cinéastes qui ont besoin de moi. Je suis reconnaissant qu’on ait besoin de moi. En même temps, l’attrait de la musique de film tient au fait que si les images l’exigent, je peux écrire une musique que je ne pensait pas avoir en moi. Cela signifie que je peux créer de la musique via un autre vecteur que l’expression personnelle.

Pourriez-vous me parler d’Amachan, la série télévisée populaire qui vous a permis d’atteindre les sommets du hit-parade ? Est-ce quelque chose de très différent du reste de votre musique ?

J’ai toujours voulu faire de la musique pour des comédies depuis que je suis jeune. Mais pour une raison ou une autre, les offres qui me parvenaient étaient toujours des demandes de musique pour des films sérieux. J’ai donc été très heureux lorsqu’on m’a demandé de composer pour une comédie comme Amachan. Surtout, juste après le Great East Japan Earthquake, j’ai pensé que ce dont les régions touchées avaient le plus besoin, c’était d’une comédie dramatique que chacun pourrait regarder tous les jours. Aussi, lorsque j’ai entendu parler de l’idée de réaliser une comédie se déroulant dans la zone sinistrée, je me suis dit : « C’est ça ! » J’ai été plus que ravie que cette comédie redonne le sourire à tant de personnes dans des zones sinistrées [comme Fukushima, ndlr].

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3. The Great East Japan Earthquake

« the victims should rather perform »

You’re involved in the situation following the 2011 terrible earthquake and nuclear disaster in Fukushima, aren’t you?

I am still involved all the time.

It’s your location, I think, how has it impacted your life and the way you create music?

I don’t know. But I think that having more opportunities to improvise and make music with non-musicians has been a big thing for me.

What is life like in the Fukushima region today? What is the economic and cultural situation like?

I am mainly involved in the area around Fukushima City, which is quite far from the nuclear power plant, so the radiation problem is almost gone now and life is back to normal. I am more than happy about that. What is important to me now is what I can do in terms of culture to help the people of Fukushima regain their pride. These activities do not often appear in the media, but in fact, I am still persistent in such activities.
However, in the areas near the nuclear power plant, reconstruction is progressing little by little, but the situation remains very difficult. I feel that there is not much I can do for these areas. However, if there is a request, I try to get involved to the extent that I can.

You’ve created an outdoor festival there, right ? There were about 15,000 people. Of course you’ve also promoted some concerts and festivals before, in Tokyo. But how did you conceive and design the Fukushima Project?

It was 12 years ago, right after the earthquake. It feels like a long time ago, and there is not much to talk about now, but what was important at the time was to inspire people in terms of culture so that they would not stop thinking in the midst of such a harsh situation. I now feel that I was able to fulfill a certain role. I believe that a book written in both English and Japanese on this subject will be published soon.

Was there a music scene or pro musicians to speak of in Fukushima?

I think there were only a few. There may have been a scene, but I didn’t know about it at the time, and I don’t think there was a scene that interested me in the least. Now there seems to be a kind of scene that is small but that I find interesting, mainly in Koriyama City.

Vous êtes impliqué dans la situation qui a suivi le terrible tremblement de terre et la catastrophe nucléaire de 2011, n’est-ce pas ?

Je le suis tout à fait.

Fukushima, c’est l’endroit où vous vivez. Quel impact la catastrophe a-t-elle eu sur votre vie et sur votre façon de créer de la musique ?

Je ne sais pas vraiment, mais, je pense que le fait d’avoir plus d’occasions d’improviser et de faire de la musique avec des non-musiciens a été une grande chose pour moi.

Quelle est la situation économique et culturelle dans la région de Fukushima aujourd’hui ?

Je travaille principalement dans la région de la ville de Fukushima. C’est assez éloignée de la centrale nucléaire, donc le problème des radiations a presque disparu et la vie est revenue à la normale. Je suis plus que satisfait de cette situation. Ce qui m’importe maintenant, c’est ce que je peux faire en termes de culture pour aider les habitants de Fukushima à retrouver leur fierté. Cela n’apparait pas souvent dans les médias, mais en fait, je persiste à m’engager dans ces activités.
Cependant, dans les zones proches de la centrale nucléaire, la reconstruction progresse peu à peu, mais la situation reste très difficile. Je pense qu’il n’y a pas grand-chose que je puisse faire pour ces zones. S’il y a une demande, j’essaie de m’impliquer dans la mesure de mes possibilités.

Vous avez créé un festival en plein air, n’est-ce pas ? Il y avait environ 15.000 personnes. Bien sûr, vous aviez déjà organisé des concerts et des festivals à Tokyo. Mais comment avez-vous conçu le projet Fukushima ?

C’était il y a 12 ans, juste après le tremblement de terre. Il me semble que c’était il y a longtemps, et il n’y a pas grand-chose à dire aujourd’hui. Ce qui était important à l’époque, c’était d’inspirer les gens, culturellement, pour qu’ils ne s’arrêtent pas de réfléchir une fois mis dans cette situation aussi difficile. J’ai le sentiment aujourd’hui d’avoir pu remplir un certain rôle. Je crois qu’un livre à ce sujet, écrit en anglais et en japonais, sera bientôt publié.

Y avait-il une scène musicale ou des musiciens professionnels à Fukushima ?

Je pense qu’il n’y avait que quelques musiciens professionnels. Il y avait peut-être une scène, mais je ne la connaissais pas à l’époque, et je ne pense pas qu’elle m’intéressait. Aujourd’hui, il semble qu’il y ait une petite scène que je trouve intéressante, principalement dans la ville de Koriyama.

« At that time, many famous people from Tokyo came to the affected areas and performed many concerts.
That was very important, but what I wanted to suggest was that the victims should rather perform. »

Otomo Yoshihide leading a conduction-style improvisation with Fukushima City high school orchestra students at 2014 Project Fukushima! Festival. Video © Dave Novak

You played with both ordinary audience and famous people like Ryuichi Sakamoto or Michiro Endo.

At that time, many famous people from Tokyo came to the affected areas and performed many concerts. That was very important, but what I wanted to suggest was that the victims should rather perform. I think Sakamoto-san and Michiro-san agreed with that.

It’s a musical project that can also be seen as a political act, can’t it?

That is correct. It was clearly political in intent.


You played with musicians and non-musicians?

There were 60-70 musicians and about 200 non-musicians.


Was there a desire for comfort people?

No, I did not. I just wanted to give them a guideline to think and act on their own.

Making no distinction between amateurs and professionals?

I don’t think it is necessary to do away with it. That’s one thing, but above all, I wanted to base the idea on the idea that anyone can act.


Did you intend to create some orchestra then?

I wanted to create a collective in Fukushima that anyone can come and go as they please.
And it is still going on today under the name of the Collective Fukushima!

À cette occasion, vous avez joué aussi bien avec des spectateurs lambda qu’avec des personnalités musicales comme Ryuichi Sakamoto ou Michiro Endo.

À l’époque, de nombreuses personnalités de Tokyo sont venues dans les zones sinistrées et ont donné de nombreux concerts. C’était très important, mais ce que je voulais vraiment suggérer alors, c’est que les victimes devaient se produire. Je pense que Sakamoto-san et Michiro-san étaient d’accord avec cela.

Pour ces concerts, vous avez mêlé musiciens et non-musiciens.

Il y avait 60-70 musiciens et environ 200 non-musiciens.


Y avait-il une envie ou un désir de réconforter la population ?

Non, je voulais simplement leur donner une ligne directrice pour qu’ils pensent et agissent par eux-mêmes.

Ce projet musical peut également être considéré comme un acte politique, n’est-ce pas ?

C’est exact. L’intention était clairement politique.

Vous ne faites aucune distinction entre les amateurs et les professionnels ?

Je ne pense pas qu’il faille supprimer cette différence. C’est une chose, mais je voulais alors surtout me baser sur l’idée que tout le monde peut jouer.


Vous aviez envie de créer un orchestre pérenne ?

Je voulais créer un collectif à Fukushima où tout le monde pouvait aller et venir à sa guise.
Et c’est toujours le cas aujourd’hui, sous le nom de Collective Fukushima !

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