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documentaire

hâl

avec  Djamchid, Keyvan et Bijan Chemirani

un film de Yves de Peretti (2003, 54 min.)

En 1992, j’ai eu la chance de voyager en Iran avec Djamchid Chemirani pour des repérages d’un film qui ne s’est pas fait. Djamchid Chemirani, qui vient de nous quitter, était un maître du zarb iranien, auquel il avait initié ses fils et bien d’autres percussionnistes de renom. Une personnalité aussi étincelante que discrète. En 2002, je l’ai filmé en Iran avec ses deux fils, Keyvan et Bijan, qui se rendaient pour la première fois au pays de leur père. Ils avaient créé ensemble un trio de zarb apprécié dans le monde entier, le Trio Chemirani. L’idée de ce retour aux sources les habitait depuis longtemps, mais ce périple a été retardé par la crainte des fils de devoir faire leur service militaire là-bas.
En Iran, Keyvan et Bijan découvrent et s’inspirent des sources spirituelles et artistiques de la musique de leur père. Ils éprouvent son enracinement profond dans une tradition faisant la part belle à la poésie spirituelle qui en est l’essence. Ils rencontrent d’autres musiciens et se mettent à apprendre eux-mêmes le persan… En Iran, où la musique savante n’est pas écrite, on dit que la transmission se fait « de poitrine à poitrine ». C’est dire que les qualités du cœur et de l’âme font partie intégrante de ce que le musicien doit acquérir.

Yves de Peretti, réalisateur

In 1992, I had the chance to travel to Iran with Djamchid Chemirani for location scouting for a film that was never made. Djamchid Chemirani, who has recently passed away, was a master of the Iranian zarb, which he had taught to his sons and many other renowned percussionists. A personality as dazzling as he was discreet. In 2002, I filmed him in Iran with his two sons, Keyvan and Bijan, who were visiting their father’s country for the first time. Together, they had created a zarb trio acclaimed worldwide, the Chemirani Trio. The idea of this return to their roots had long been on their minds, but the journey had been delayed by the sons’ fear of having to perform their military service there.
In Iran, Keyvan and Bijan discover and draw inspiration from the spiritual and artistic sources of their father’s music. They experience his deep grounding in a tradition that places great importance on spiritual poetry, which is its essence. They meet other musicians and begin learning Persian themselves… In Iran, where classical music is not written down, it is said that transmission occurs “from chest to chest.” This means that the qualities of the heart and soul are an integral part of what the musician must acquire.

Yves de Peretti, director

The saxophonist Pharoah SANDERS with  SONNY.

Scénario, image et réalisation Yves de PERETTI
Son Renaud MICHEL
Montage Anne BAUDRY et Yves de PERETTI
Montage son Renaud MICHEL et Dominique VIEILLARD
Mixage Dominique VIEILLARD
Producteur délégué  Mahmoud CHOKROLLAHI
Une coproduction Play Film / Cityzen Télévision / NMO
avec la participation de  MEZZO / SVT / PROCIREP / SACEM / CNC
Ministère des Affaires étrangères /
Ministère de la culture et de la communication (DAI) 

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